jeudi 29 août 2013

Festival D'Avignon OFF : Théâtre des DOMS, Vision.


Vision, projet théâtral mêle au court métrage: à gauche de la scène le comédien-acteur évolue sur un fond bleu (technique du « blue key » ou de «l'incrustation»), il joue à l'aveugle et en temps réel filmé par 3 caméras;
à droite un écran blanc où est projeté le film avec l'acteur et les décors incrustés.
Il mêle et confronte deux mondes artistiques, le cinéma et le théâtre. L'histoire se déroule en trois partis, chacune d'entre elles brisée nettement par la suivante.
La première partie est simplement une histoire. Elle commence par la vison d'une porte noire (référence au sixième sens) qui est, au bout de quelques secondes, déchirée à coups de couteau par le protagoniste cherchant à entrer. S'en suit alors un film joué en direct sur la scène, très étrange. Ce même acteur avance dans un monde incompréhensible où un être semble le diriger à sa guise. Il passe d'une longue route interminable à une ville déserte puis à un lieu vide ou il semble érer de longues années. Et soudainement, il trouve une porte blanche qui le fait s'échaper de cet endroit pour atterir dans « la matrice » (Matrix). Il arrive sous terre ou de surHommes qui n'ont plus aucunes distinctions entre eux et vivent en esclaves. Ils sont contrôlés par un guide suprême tyrannique et des gardiens-soldats qui éduquent les enfants, surtout au sport et les matraquent de dogmes de bonnes conduites (We don't need education). Le Guide cherche à le libérer son peuple de toutes imperfections et de péchés, il essaye aussi à éradiquer les Humains, source d'imperfections constantes. Quand l'acteur se révéle être l'élu et part faire tomber le tyran, la deuxième parti s'enchaîne.
De cette première partie, on retient surtout la quantité de références cinématographiques ou musicales, de concepts, de scènes ou de dialogues inspirés -ou copiés- à de grands film, de séries ou à des musiques.
Puis la deuxième partie, radicalement différente intervient quand le technicien ne respecte plus à la lettre le script (trop de fumé au goût de l'acteur). Exaspréré, il quitte le plateau. Puis on peut voir, -les fantasmes?- de l'auteur ou il réalise la communication de son film, interviews, bandes annonces, publicités...Il montre le plateau de tournage qui se révéle être uniquement une table ou chaques décors est imprimés. On peut y voir une critique sur les grands bocks busters ou la majorité des travaux se fait derrière un écran d'ordinateur où les techniciens incrustent les effets spéciaux, les fond de décors et où le jeu des acteurs peut être mis à part.
Et enfin la troisième partie, où le réalisateur tourne la bataille finale juste en bougeant négligament les personnages découpés en papier, les dialogues sont improvisés et reprénent les clichés du cinéma américain. Les gardes défendent leur maître, l'elu combat avec les esclaves mais malgré une infériorité en tout point ils triomphent du mal, c'est les retrouvailles etc... on voit réelement l'agacement de l'auteur pour les films clichés ou rien n'est innovant ou aucun éléments est un tant soit peu recherchés. Par exemple, on peut imaginer une critique de matrix3 Révolution qui est souvent jugé comme la sequel la moins réussi du cinéma -après un premier film miracle-.
Finalement la pièce montre plusieurs aspects du cinéma ou d'une pièce de théâtre : la démarche du scénario , la réalisation avec toutes les inspirations que chaque réalisateurs glissent dans leurs œuvres. Puis touts les problèmes que rencontrent chaque projets, des acteurs exigeants, les problèmes de tournage, de budget. Et enfin les espérances de tout chef de projets: un film ou une pièce réussis, reconnus dans la monde -la gloire aussi?-.


Interwiew*
Q: Pourquoi avoir fait un film en anglais ?
R: Parce-que je suis belge. En Belgique, la majorités des films sont en anglais sous-titrés wallon et flamand.
Q: Pourquoi la pièce est fait en trois partit si différentes?
R: Au début je devais faire un film entièrement comme la première parti. Mais le manque de temps et d'argent m'ont obligé à écourter le film et à trouver d'autre solutions pour terminer la pièce.
* les réponses ne sont pas retranscrit exactement, les textes essayent de se rapprocher au plus des réponses apportées.

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